Parmi les mesures les plus injustes de la loi de financement de la Sécurité sociale, deux sont éloquentes et auront un impact direct sur les assurés. Les députés socialistes se battront pour leur suppression.
> Les députés socialistes se sont opposés à la taxation à 3,5% des « contrats solidaires et responsables » l’an dernier. Ils s’opposent aujourd’hui à son doublement, de 3,5 à 7%. Alors que les dépenses de santé à la charge des Français ont augmenté de plus de 50% depuis 2001, le gouvernement adopte des mesures qui vont aggraver la situation. En transférant une part croissante de la prise en charge sur les complémentaires santé, le gouvernement pénalise les ménages modestes et la classe moyenne. En effet, les organismes ont d’ores et déjà annoncé qu’ils n’auraient d’autre choix que de répercuter cette hausse sur leurs tarifs. Ce seront les classes moyennes et les classes populaires qui feront les frais du plan d’austérité gouvernemental. A titre d’exemple la taxe sur les mutuelles représentera une ponction d’un milliard d’euros, c’est-à-dire cinq fois plus que la taxe sur les grandes fortunes.
> Sous prétexte d'une harmonisation du mode de calcul des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale, c’est à un nouveau recul des droits des assurés que l’on assiste. Dès le 1er janvier 2012, l'assurance-maladie versera en effet 60 % du salaire net au lieu de 50 % du salaire brut. Les syndicats et les associations ont dénoncé cette mesure qui va toucher le pouvoir d'achat des salariés les moins favorisés, pour lesquels l'entreprise ne compense pas la perte de salaire. Cette mesure va entraîner une diminution de près de 6% de l’indemnisation pour les 7 millions de salariés dont l’état de santé nécessite un arrêt maladie tous les ans. Concrètement, pour un salarié au SMIC, l’indemnisation mensuelle par la Sécurité sociale passera donc de 680 à 640 euros. Depuis 1945, jamais les indemnités journalières n'avaient été réduites.
Afin de sauver quelques 220 millions d'euro, le gouvernement s'est trouvé quelques dispositifs pour pénaliser leurs citoyens. Voici en somme les clauses de cette réforme qui n'a réussi jusqu'à présent qu'à offusquer la France d'après l'article suivant: http://www.jetaide.com/actualites/politique/les-absences-maladie-dans-les-reformes-du-gouvernement-171-39.htm