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FDESR 62

Élu lors de la réunion du 23 juin 2014 avec 60 voix contre 13 à Michel Petit, le « candidat symbolique » du groupe d’opposition Union@ction 62 (et 4 abstentions), Michel Dagbert est le nouveau président du conseil général du Pas-de-Calais. Le trente-et-unième depuis l’avènement du conseil général en 1800. Conseiller général du canton de Barlin depuis 2002, maire de Barlin depuis 2002, vice-président du conseil général chargé notamment du personnel depuis 2008, Michel Dagbert avait été désigné (un scrutin serré, une voix d’avance sur Olivier Majewicz) le 2 juin 2014 par le groupe socialiste du conseil général. Un choix validé par les militants socialistes du département pour succéder à Dominique Dupilet, démissionnaire « par devoir » après 10 années passées à la tête du Département.

Une décennie au terme de laquelle D. Dupilet est fier « d’avoir anobli le Pas-de-Calais et décomplexé ses habitants ». Michel Dagbert, 52 ans depuis le 28 janvier, est donc le nouveau capitaine d’un « gros paquebot qui va affronter le gros temps » : la réforme territoriale et la menace de disparition des conseils généraux après 2021... « Le gros paquebot ne change pas de cap, mon objectif est de tenir la barre et terminer ce qui a été engagé, a déclaré Michel Dagbert. Et de poursuivre aussi le combat pour le maintien de l’échelon départemental. Ce combat doit être mené par les générations à venir ». Dans son premier discours, le nouveau président a dressé « la liste éloquente » des actions entreprises par le conseil général pour que le Pas-de-Calais devienne « innovant, solidaire et durable ».  Il a insisté sur la particularité de notre département à la fois rural (700 communes de moins de 3 000 habitants sur 895) et urbain, avec un riche tissu associatif, « avec des attentes multiples et variées » auxquelles le conseil général répond en très grande partie, ce qui fait de lui selon M. Dagbert « l’échelon irremplaçable ». Le nouveau président a invité ses collègues à aller de l’avant, à voir l’avenir avec leurs concitoyens : « Ne cessons pas d’être ce que nous avons toujours été. Peut-être avons-nous péché par excès d’humilité ? »

Soigner la réponse
Fier et ému, Michel Dagbert a insisté sur l’honneur qui lui est fait d’accéder à un tel poste... Accession que n’autorisait pas forcément son parcours professionnel. « Pendant 23 ans, j’ai fait les trois-huit en tant qu’aide-soignant à la clinique Sainte-Barbe de Bruay ! Je suis très sensible à la valeur travail enseignée dans le monde ouvrier » a expliqué ce fils et petit-fils de mineurs de fond. Membre du Parti socialiste depuis 1978 - il avait 16 ans -, Michel Dagbert a milité aux côtés de Raymond Derancy puis Joseph Brabant, maires emblématiques de Barlin, conseillers généraux. Conseiller municipal en 1983, il est devenu adjoint au maire en 1989, affrontant au passage avec courage du « gros temps » dans sa vie personnelle, premier adjoint en 2001, maire en 2002... En 2004, il a présenté sa démission à l’hôpital pour se consacrer à ses deux mandats (maire et conseiller général). Conscient de ne pas avoir volé sa réussite, l’ancien aide-soignant avoue : « Je sais pour qui et pour quoi je me lève le matin ». Il est prêt dans ses nouvelles fonctions « à soigner la réponse à apporter » pour maintenir le gros paquebot à flot. D’abord jusqu’à décembre 2015, date annoncée des élections départementales dans les cantons redécoupés. Michel Dagbert va redevenir « conseiller municipal de base »  à Barlin ; de gros dossiers l’attendent au conseil général où l’on attaque l’acte 2 de la territorialisation politique du département du Pas-de-Calais avec une nouvelle organisation des services, la création d’une agence départementale d’ingénierie. « C’est parce que nous avons anticipé les besoins, devancé les difficultés, écouté les attentes des nos concitoyens et de nos partenaires que nous sommes aujourd’hui en situation de proposer d’aller de l’avant au lieu d’attendre passivement que la fin arrive ».

C’est dur de partir
Le nouveau président pourra compter sur son prédécesseur Dominique Dupilet qui a retrouvé son fauteuil de conseiller général du canton de Boulogne Nord-Ouest (il est élu depuis 1979). Le Boulonnais est d’ailleurs un point commun entre les deux hommes : l’arrière-grand-père de Michel Dagbert, tailleur de pierre à Réty, a quitté sa terre natale pour venir gagner sa croûte dans le pays noir.
Une standing ovation a été réservée à Dominique Dupilet qui avant de quitter la présidence a remercié ses collègues (de gauche à droite), les services du conseil général, « les jeunes membres de son cabinet » qui l’ont obligé à rester jeune, et les habitants. Habitants du Pas-de-Calais qui selon un récent sondage du CSA sont à 77 % opposés à la suppression des départements ; 58 % estimant que cette suppression aurait des impacts négatifs sur leur vie quotidienne.  « Place aux jeunes ! 10 ans ça suffit ! » a conclu avec humour Dominique Dupilet qui n’a pas caché toutefois que « politiquement c’est dur : pour y arriver et pour partir. Partir c’est mourir un peu ».

« VP » et « CP »
Le conseil général du Pas-de-Calais compte désormais 15 vice-présidents (au lieu de 14 précédemment) qui sont dans l’ordre : Françoise Rossignol, Olivier Majewicz, Jean-Claude Leroy, Hervé Poher, Odette Duriez, Michel Lefait, Martial Herbert, Yvan Druon, Nicolas Desfachelle, Alain Lefebvre, Daniel Dewalle, Didier Hiel, Daniel Maciejasz, Sabine Van Heghe et Jean-Claude Juda.
La commission permanente passe de 36 à 37 membres (dont 6 du groupe d’opposition). Jean-Claude Étienne, Bertrand Petit et Jacques Napieraj deviennent président de commission (gestion et prospective financière pour J. Napieraj).

 

 

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