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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 08:46

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 13:28

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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 09:10

Le zapping des questions au Gouvernement

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 10:37

Le député-maire de Boulogne-sur-Mer et ancien ministre des Transports tire les conclusions des résultats des dernières élections départementales.

Jamais la rupture n'a été aussi grande entre citoyens et politiques, entre réalité quotidienne et valeurs républicaines.

Jamais la rupture n'a été aussi grande entre citoyens et politiques, entre réalité quotidienne et valeurs républicaines. © Pascal Pochard-Casabianca / AFP

 

Un nouveau message clair vient de nous être adressé par le peuple français lors des élections départementales. Ce message est d'abord celui du désintérêt démocratique qui s'illustre par une abstention toujours plus forte. Bien sûr pourrons-nous trouver à ce constat de nombreuses causes, pour ces élections qui, traditionnellement, ne sont pas parmi les consultations qui mobilisent le plus les Français. Nous pourrons évoquer des raisons institutionnelles (réforme des collectivités, mode de scrutin et découpages électoraux) ou mettre en cause la stratégie électorale défaillante d'une gauche confrontée à l'union impossible..., mais nous n'aurons là qu'une partie de l'explication qui ne saurait masquer un constat alarmant, fort et douloureux. Qu'il s'agisse de l'abstention ou du cri de colère exprimé par les urnes dimanche, jamais l'unité républicaine, invitée en recours de l'après-premier tour n'a été, pour nombre de nos concitoyens, aussi vide de sens. 

Un sentiment d'abandon face à un quotidien incertain

Car jamais les valeurs républicaines n'ont semblé aussi éloignées de la détresse factuelle du quotidien de certaines catégories de Français. Difficile, dès lors, de l'invoquer dans une ultime imploration vécue souvent comme culpabilisatrice. Nos courageux candidats sur le front du combat électoral ont pu, durant ces dernières semaines, constater l'amplification d'un mouvement déjà exprimé avec force lors des élections municipales, celui de la détresse et du désespoir nourris par une misère grandissante et sur lesquels, sans peine, l'extrême droite puise sa force.

Le constat est là, plus puissant que jamais, de deux mondes dont le fossé qui les sépare n'a jamais été aussi grand. C'est la réalité d'un déclassement progressif mais continu, d'une relégation inexorable. C'est aussi un sentiment d'abandon face à un quotidien incertain qu'affronte la France pauvre ; l'inégalité comme quotidien pour des populations et leurs territoires qui se détachent d'un système qui s'éloigne d'eux, autiste à leur réalité. Une inégalité grandissante que la République ne sait pas ou plus endiguer. Car nul besoin d'analyse subtile pour vérifier combien la carte électorale de l'extrême droite et celle des inégalités se correspondent, et nul besoin de formation poussée en politique pour comprendre combien est grand le sentiment pour la France pauvre que nul ne lui apporte ni perspective ni espoir en l'avenir.

Certes demeure aussi un vote extrême fondé sur la peur de l'autre, l'islamophobie, le racisme, l'antisémitisme et l'homophobie. Il s'exprime diffusément, dans les territoires ruraux notamment, et constitue le socle idéologique fondamental de l'ultra-droite historique. Mais il ne faudrait, sous le couvert de la bonne conscience idéologique, occulter cet autre vote extrême, celui précisément qui prospère, et qui se nourrit de la dureté de la réalité économique et du sentiment d'abandon. Cette France pauvre se sent, parfois justement, oubliée et assiste au jeu politique qui lui est étranger et si éloigné. Elle ne nous entend plus. Mais avons-nous seulement été véritablement à son écoute, avons-nous su lui parler et rendre lisible et compréhensible notre politique, avons-nous suffisamment pris conscience de sa désespérance ? Apportons réponse à la France en relégation ; redonnons-lui dignité, respect, espoir et confiance en elle-même. L'unité républicaine est minée par les disparités de tous ordres. La France naguère industrielle est confrontée aux crises successives qui violentent les territoires et plongent leur population dans le plus grand des désarrois. Inventons pour elles une discrimination territoriale positive sans laquelle jamais le fossé ne sera comblé. Peut-on laisser encore s'ignorer les territoires de croissance, de l'innovation et de la connaissance et les villes, campagnes ou quartiers rongés par les maux du chômage et de l'inactivité, de la pauvreté, de l'absence d'accès aux savoirs et aux soins ?

Pour que les valeurs républicaines aient un sens, encore faut-il que la République sache protéger, sans assister, accompagner sur les parcours de la réussite en donnant les armes des savoirs fondamentaux à ceux qui en ont été privés. Car si la République a besoin que l'on ait confiance en elle, elle doit démontrer qu'elle sait faire respecter chacun. Répondre à cet enjeu est la condition de la réussite de ce quinquennat et de notre capacité à gouverner dans la durée pour amorcer une réelle transformation sociale de notre pays.

La République du rattrapage

La priorité de notre politique économique doit incontestablement rester au service de la croissance, de l'investissement, donc de l'emploi. Toutes les mesures allant dans ce sens sont bonnes à prendre, mais le corollaire est que celles-ci doivent être clairement dirigées au profit d'un rattrapage territorial, au risque de fragiliser encore davantage les fondements du vivre ensemble. Institutionnellement, les réformes engagées, pour nécessaires qu'elles soient, confortent les territoires de la croissance, grandes régions, territoires métropolitains ou péri-métropolitains et laissent un sentiment renforcé de relégation. Elles se font au profit des territoires où se concentrent les richesses, ces zones fortes de leurs infrastructures et de leurs leviers de développement et d'emplois et elles renforcent la fracture territoriale, celle qui laisse à l'abandon les terres de souffrance. Celles-ci sont au coeur des enjeux qui attendent la gauche de gouvernement et c'est sur notre capacité à redonner perspective et espoir en l'avenir que nous serons jugés. Mais le temps presse !


Peut-on se limiter au constat que dans certaines zones urbaines, c'est plus de 70 % de la population qui est en inactivité, souvent très majoritairement des jeunes ne maîtrisant pas les moyens de l'insertion (lire, écrire, compter et conduire), et dont l'accès à l'emploi par des voies traditionnelles est condamné ? Ne doit-on pas en urgence nous interroger sur le devenir de ces très jeunes, ceux de la deuxième ou troisième génération des sans-emploi ?

Ne doit-on pas s'interroger quand les quartiers en basculement, bénéficiaires de moyens souvent colossaux de politique de la ville, politiques de solidarité, sont souvent ceux qui se détournent le plus des consultations électorales ou se réfugient dans un vote extrême. Ne faut-il pas remettre en cause ces politiques qui donnent bonne conscience à leurs initiateurs mais ne règlent rien au problème de fond : la précarité économique. La politique de rénovation urbaine, indispensable à la dignité des quartiers et de leurs habitants, ne règle pas les problèmes fondamentaux. Une assiette vide dans un logement décent reste une assiette vide.

Aussi est-il nécessaire de bien mesurer l'efficience territoriale de l'ensemble de nos politiques, car c'est dans notre capacité à corriger les disparités territoriales majeures que nous redonnerons cohérence et confiance en l'unité de la République. L'efficience territoriale ne saurait cependant être supportée uniquement par ses secteurs dédiés : politique de la ville, d'aménagement ou d'équipement... Mais, au contraire, elle doit se penser dans la transversalité de l'action publique au travers d'une priorité majeure : l'emploi.

Les chemins de la réussite

Dans cette France du déclassement, où des poches urbaines ou périurbaines entretiennent des taux de chômage plus élevés que la moyenne, où l'activité économique se réduit à la survivance anémiée d'un tissu industriel effondré, où l'enclavement conduit à l'atonie des initiatives, à l'atrophie du développement, il ne s'agit plus simplement, fût-ce avec force aides publiques, de panser les plaies d'une réalité d'où les stigmates du désastre économique ne disparaîtront pas. Il s'agit, bien au contraire, de concentrer les moyens, de les focaliser avec minutie, application, rationalité, pour résorber ces enclaves du chômage, les réarmer économiquement, par plus de formation, plus d'accompagnement au retour à l'emploi, à l'installation des entreprises, à la dynamisation de l'activité. Faisons de ces territoires des pôles de reconquête économique, comme il existe, dans les territoires de croissance, des pôles de compétitivité. Faisons-en des zones franches, des zones de facilitation, des laboratoires où les synergies de moyens et de services garantissent la recomposition du tissu économique.

Il nous faut réinventer, particulièrement pour et dans ces territoires, les chemins de la réussite et adapter les solutions aux maux qui empoisonnent jusqu'au principe même de la citoyenneté et qui stigmatisent : l'inactivité qui mène au sentiment d'inutilité sociale. Il nous faut renouer avec la notion même de promotion sociale en réhabilitant la valeur Travail. Par la mise en place d'un plan de reconquête économique, véritable pacte républicain unissant les acteurs économiques aux politiques publiques fondatrices et à la force de l'innovation territoriale, riche en expérimentations réussies, nous devons recréer les conditions de l'espoir et de la réussite. La réussite doit être accessible à tous. Or, la reconquête citoyenne, dans ces territoires, ne passe pas seulement par la voie sacrée du parcours scolaire classique. Quand 140 000 jeunes sortent, chaque année, du système scolaire sans diplôme et sans formation, c'est moins l'échec du système que l'inadaptation des réponses apportées à certaines situations sociales. Dans ces territoires, et notamment pour les jeunes, l'école est l'image même de leur échec. 

On ne peut avoir pour réponse que seul le chemin scolaire, dont ils se sont exclus, est le bon et que la solution est de les y remettre. Les chemins de la réussite sont bien les parcours différents qui, prioritairement, mènent à l'emploi et à l'acquisition d'un savoir-faire professionnel. Par ce plan de la reconquête économique, créons un modèle souple et adapté à l'apprentissage par l'entreprise, de nouvelles voies pour l'acquisition d'un métier par de vraies formations "professionnalisantes", un accompagnement pour la réussite économique pérenne d'initiatives individuelles qui peuvent être nombreuses si les conditions de leur réalisation sont créées. Le pacte républicain est bien celui d'une reconquête économique, de l'accession à l'emploi et de la promotion sociale, émancipatrices pour nos concitoyens.

Voilà les questionnements qui doivent être aujourd'hui ceux d'une gauche crédible et volontaire, une gauche désireuse de porter l'accomplissement du progrès et de la lutte contre l'injustice sans renoncer au discours de vérité, une gauche responsable et qui, en sa responsabilité même, n'oublie pas ceux qui ont fait son histoire et sa force.

 

 

Le Point - Paru le 10/04/2015

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 09:30

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 09:28

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 15:30

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 10:15

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 14:57

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 10:28

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